Joeri Stallaert plus rapide que tout le monde

by adminKBE on juillet 29, 2017

FB-17-07-29-IMG_0486Le Belge Joeri Stallaert a remporté, au sprint, la 1e étape du Kreiz Breizh Elites, disputée entre Calanhel et Plouray, sur près de 200 kilomètres. Il devance Patrick Clausen (Riwal) et le lauréat du KBE 2015, August Jensen (Coop).

Étape la plus longue du Kreiz Breizh Elites 2017, ce premier opus de la 22e édition de l’épreuve offrait néanmoins un profil escarpé. Parti rapidement, le peloton filtre les premières tentatives d’échappées. Personne ne sort pendant près de 50 kilomètres mais quelques coureurs se font distancer à l’arrière. Sans oublier le vent, présent et puissant, qui morcèle par endroit le peloton. Pour certains de manière irrémédiable à l’image de Guillaume Gaboriaud, pourtant vainqueur ici même à Plouray, il y a tout juste un an. Pour d’autres, l’élastique ne rompt pas. De justesse.

Un trio anime l’étape et rêve de victoire

Après cinquante kilomètres, Krister Hagen (Coop) s’élance dans un raid solitaire. Le Norvégien applique à la lettre le plan de son équipe : être dans tous les coups ! «Pendant six à sept kilomètres, j’étais seul devant, puis deux coureurs m’ont rejoint. À partir de là, j’ai essayé de jouer les différents classements intermédiaires.» raconte le Norvégien qui s’adjuge le maillot à pois rouges, ou plutôt à sabots rouges, emblème du Centre Bretagne. Les Français Deslandes et Blain revenus à l’avant, le trio creuse l’écart très rapidement pour compter jusqu’à cinq minutes d’avance sur le peloton qui n’hésite pas à marquer un arrêt général pour satisfaire des besoins naturels.

Mais les Danois de Velo Concept et Riwal entendent bien se disputer la victoire à Plouray. Chris Anker Sorensen en personne, l’ancien de Fortuneo-Vital Concept , mène le peloton pour réduire l’écart. À l’entrée sur le circuit final, les fuyards n’ont plus qu’un avantage d’une minute et vingt secondes. Jusqu’à l’entame du dernier tour de circuit, long de huit kilomètres, le trio possède encore 16 secondes d’avance. Pas assez pour Hagen, le Norvégien décide de tenter sa chance en solitaire. Il sera repris, comme Deslandes et Blain, à quatre petits kilomètres du but. Place alors à un sprint massif. Les prétendants sont nombreux, difficile d’en extraire un favori. Une chute sous la flamme rouge témoigne de la tension au sein du peloton. Elle écartera de la lutte finale trois coureurs de l’équipe Riwal. Le dernier virage, à 300 mètres du but, est l’ultime moment délicat avant le lâcher de fauves. À ce jeu-là, Joeri Stallaert s’avère être le plus rapide ! D’un souffle, d’une demi-roue, il devance Patrick Clausen (Riwal) et August Jensen (Coop). Melvin Rullière, quatrième, est le premier français.

Réaction de Joeri Stallaert (Cibel-Cebon)
vainqueur de la première étape :

«Ce fût vraiment une étape difficile pour moi avec des montées particulièrement pentues mais je savais que si ça arrivait au sprint, j’avais ma carte à jouer et que j’étais l’un des plus rapides du peloton. Du moins c’est ce que je me suis dit en regardant la liste des engagés. Je suis habitué à courir de grandes courses 1.1 en Belgique avec des sprinteurs de la trempe d’Arnaud Démare ou Nacer Bouhanni. Quand tu les affrontes, tu sais que tu n’es pas le plus rapide, mais aujourd’hui, je venais avec un autre statut et je l’ai prouvé.

Lorsque l’on court face à de grands sprinteurs, on apprend beaucoup. Moi, mais aussi l’équipe. Ils ont des équipes très structurées, courent très bien ensemble. Du coup, lorsque l’on a la possibilité de le faire, on reproduit ce qu’ils arrivent à mettre en place et aujourd’hui, ça a fonctionné. Nous faisons assez peu d’épreuves 2.2 comme le Kreiz Breizh car le calendrier belge est assez fourni en 1.1 UCI mais à cette période, nous avions peu de courses, ce qui nous a permis de venir ici, en Bretagne. J’aime beaucoup ce genre d’épreuve, car ça débloque le «moteur» et permet de préparer les prochaines échéances à venir, en Belgique notamment.

Demain, l’étape du matin devrait arriver au sprint. Nous allons donc essayer de contrôler le peloton pour pouvoir jouer de nouveau ma carte lors d’une arrivée massive. C’est une demi-étape courte, un format que j’apprécie. J’espère juste que la météo sera un peu meilleure car aujourd’hui, c’était très changeant. On enlevait puis remettait les vêtements de pluie sans arrêt ! Ce n’est pas ce que je préfère même si c’est un peu un temps de Belge ! (rires).»

Par Josselin Riou
Photo : Gurvan Sevenou

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